Ce week-end j'ai fait une petite infidélité à Typo3, petite dans la mesure ou je me suis intéressé à un projet dérivé « Typolight »
Typolight - comme son nom l'indique - est une version allégée de Typo3, en effet le CMS été largement dépouillé il suffit de jeter un oeil au back office pour s'en rendre compte : Même si on retrouve la logique générale de typo3 l'interface a été grandement épurée et relookée.
Quel intérêt me direz vous de modifier le back office de typo3 ? La configuration native de typo3 permet déjà d'aboutir à un résultat similaire sans modifier le code et comme on dit : « qui peut le plus peu le moins »
Ce n'est effectivement pas ce point qui a attiré mon attention, plus que l'interface elle-même c'est l'objectif d'offrir un back office accessible qui est intéressant dans ce projet. Typo3 offre un grand nombre d?outil d?optimisation de l'accessibilité en front office mais le back office lui ne répond pas aux critères, par exemple l'accès y est impossible sans javascript, ce qui est possible avec Typolight ?
Je n'ai pas encore testé Typolight au regard du référentiel franco - français « braillenet-accessiweb » - le projet est d'initiative Allemande et fait référence aux normes WAI ( web accessibility initiative » - (Nous vous ferons un retour sous peu dans ces pages). Il faut de toute façon s'attendre à quelques difficultés de validation, le référentiel est « pensé » pour une interface publique. Un certain nombre de points seront difficilement transposables à un back office. C'est dire le chemin qui reste à parcourir pour considérer l'handicap dans l'entreprise, mais il s'agit là d'un autre sujet. Sous l'angle technique qu'est-ce qui différencie Typolight de Typo3 ?
C'est là où le bas blesse, Typolight n'est pas ainsi qu'on pourrait l'imaginer une distribution simplifiée de Typo3 ? mais un « fork » (1) qui n'est pas géré par la communauté Typo3 mais par une équipe distincte basée en Allemagne. Je ne sais pas quelles relations entretiennent les deux équipes mais généralement ce type d'action n'est pas trop bien accueilli.
Nous ne sommes pas toutefois en présence d'une modification bête et brutale, le code été largement revu (en php5) est c'est surtout l'esprit et la structure de initiale qui a servi de base.
Disparition du TypoScript
Même si le TypoScript est généralement le meilleur ennemi du développeur par sa syntaxe quelque fois déroutante et l'absence de retour d'erreur, on est bien forcé de reconnaître qu'il est une arme redoutable de personnalisation de l'outil.
Typolight propose lui une gestion de gabarits html / CSS interfacée dans le back office, avec un éditeur CSS intégré. Le back office fournit aussi une interface permettant d'injecter des éléments (boite de log ou de recherche par exemple) dans le gabarit. On peut craindre, même si cette méthode simplifie la vie des néophytes, qu'elle n'offre pas autant de souplesse de paramétrage.
De manière générale les développeurs, n'y retrouveront pas forcément leur compte ... tout du moins pas facilement - pas de kickstarter n'y de documentation d'API (application programming interface) et surtout pas le foisonnant gestionnaire d'extensions de Typo3.
Et oui c'est light ... même en terme de communauté, le projet n'existe que depuis 2004 et n'a évidement pas le même volume de contributeurs, les utilisateurs francophones notamment sont pour l'instant très rares et il n'y a pas pour l'instant de version francisée du back office.
Typolight semble toutefois être un produit intéressant, à le considérer cependant comme il se présente : « une version allégée » de Typo3 donc couvrant moins de fonctionnalités.
Reste à déterminer si typo3light répond aussi bien qu'il le prétend au besoin d'accessibilité au quel cas il pourrait fournir une alternative intéressante. Nous vous donnerons dans les prochaines semaines nos impressions sur ce projet.
(1) Fork ou « fourchette » désigne une version parallèle d'un produit open source qui donne à terme un produit différent.